L’Internet, ou l’Empire du moins

Voici un article de fond sur Internet, par Russell D. Holyshit, publié en 2011 sur son blog "D’or et navrant" (aujourd’hui fermé). Nous le reproduisons ici avec son autorisation.

Le blog D'or et navrant


L’Internet, ou l’Empire du moins.

Lorsque l’Internet vit le jour, il apparut comme une révolution dans le monde de la communication. En effet, quoi de plus efficace pour communiquer qu’une gigantesque connexion entre l’ensemble des habitants de notre planète. Les promesses qu’offrait l’Internet à cette époque rejoignaient les plus fameux écrits de science-fiction et favorisaient l’idée que l’Internet allait donner la liberté à ceux qui ne l’avaient jamais eu, ou ceux qui l’avaient perdu. L’Internet est alors devenu le fer de lance d’une morbide croisade : faire de l’idéologie d’un groupe, d’une civilisation, celle d’une planète tout entière.

Premièrement, l’Internet, au contraire de ce que beaucoup d’internautes semblent croire, n’est pas libre. Il réagit aux mêmes stimuli sociaux que nos pays respectifs et par conséquent, s’est hiérarchisé aussi vite que pouvait le faire un système en développement. Par libre, il fallait semble-t-il comprendre liberté d’expression, d’agissement, ou encore zone intouchable par les gouvernements. Encore une fois, l’Internet n’est que le reflet de la société qui l’a vu naitre, et la liberté d’expression n’y existe que dans le carcan autorisé. Pour la liberté d’agissement, il me parait évident qu’on ne peut pas plus sur l’Internet qu’on ne pourrait en vrai, si seulement les hommes et les femmes se rappelaient que le courage et l’inventivité ne sont pas des inventions 2.0. Enfin, en ce qui concerne la zone intouchable par le gouvernement, cette sorte de « second life » n’est qu’un mythe véhiculé par les utopistes du web : l’Internet n’est pas une autre dimension, ce que tu fais sur la toile à tout autant d’importance que le comportement que tu as en société. Par conséquent, que faut-il comprendre lorsque certains charlatans vendent du rêve à la sauce Wikipédia, ou, dans une moindre mesure, au doux parfum d’Anonymous ? La réponse n’est pas simple, mais mérite qu’on s’y penche. Pourquoi croire que l’Internet change la donne, lorsque ces personnes utilisent les mêmes ficelles que les ennemis qu’ils combattent ? Si l’on jette un œil sur la fameuse « encyclopédie » qu’est Wikipédia, on constate que ce qui se voulait libre, démocratique et candide, n’est en fait qu’une dictature sous le couvert d’un regroupement de ce qu’ils osent, mon pauvre Finkielkraut, appeler culture. En effet, les autoproclamés experts en tout et n’importe quoi censurent à vau-l’eau les articles ou les rectifications de personnes n’ayant pas le saint double V dans leur dos. Car si Wikipédia mérite le nom de catalogue, ce n’est en rien une encyclopédie, cette tâche n’incombant pas à la frange obscure et incompétente d’un micro groupe d’internautes. Je ne saurais comment le dire plus clairement : pour être capable d’engranger un savoir, il est nécessaire de le maitriser. En effet, l’usage encyclopédique est réservé à ceux dont l’expertise est reconnue dans ce qu’on appelle couramment la réalité, ou le monde physique. Cette proposition n’est pas discutable, non pas parce qu’elle ne souffre d’aucun défaut, mais parce que les arguments qu’opposent ces charlatans à cette réalité connue de tous les scientifiques et encyclopédistes de ce monde se résument en une tirade d’un Caliméro. De ce fait, la liberté de l’Internet, ou plutôt la crédibilité de ce dernier est durement remise en cause : si une parole, qui se dit commune, proteste contre la société tout en cachant ses propres goulags sous une hypocrisie tout humaine et ordinaire, peut-on vraiment croire qu’elle offre un nouvel accès vers un monde meilleur ? Non, absolument pas, et c’est d’ailleurs tout l’inverse qui se produit. Je reviendrais sur ce propos dans mon deuxième point. En ce qui concerne Anonymous, pour ne prendre pour exemple que ce groupuscule, il est difficile de leur jeter une pierre pleine d’agressivité, tant leur combat, s’il n’était pas si puéril, saurait recevoir les éloges des véritables penseurs de ce monde. En effet, Anonymous ne veut rien dire, encore moins leur slogan, si ce n’est qu’ils ne sont personne et tout le monde à la fois. Une façade marketing intéressante, mais qui ne résiste cependant pas à une analyse plus poussée. Un conflit, lorsque celui-ci doit être « géré » et non pas simplement envenimé, nécessite une prise de responsabilité qui n’est propre qu’à la personnification de l’idée énoncée. Les Hommes ne sont pas faits globalement pour conduire une révolution, il n’y a que le marginal pour entreprendre la transformation du monde vers l’image qu’il a de ce dernier. De l’Empire Romain et de ses conquêtes, on ne se souvient que de Jules César, du communisme et de ses merveilles, on ne se souvient que de Staline. De ce fait, Anonymous s’empresse de rejoindre la case terroriste sans même passer par la case départ, sans même finalement, réfléchir sur leurs propres buts. Lorsque P. Muray disait que le monde s’infantilisait, il n’avait pas remarqué que l’âge où l’on juge un homme adulte, c’est-à-dire maître de son Esprit, avait tout simplement disparu. Anonymous est la réponse typique d’un ensemble d’enfants mécontents face à des parents aussi sévère qu’impuissant à comprendre leur progéniture. Cette révolution, basée sur une incompréhension totale de ce qu’est l’Internet, fait de ces Che Guevara de la souris, de simples guignols aux cheveux longs et aux idées courtes. Ils croient posséder un Nouveau Monde, une nouvelle terre où ils peuvent ériger de nouvelles règles, ou de nouvelles non-règles, peu importe, sans même s’apercevoir qu’ils ne font qu’accentuer la répression qu’ils combattent : le chien qui se mord la queue, Anonymous en est la nouvelle représentation. D’autant plus que tant que l’État (le peuple, je le répète, le peuple réel, pas l’avatar, pas le masque) contrôlera sa propre peur du sujet numérique, Anonymous ne fera qu’amuser les véritables maîtres du jeu, ceux qui sont hors société, a-démocratisés, mais pas sans pouvoir. Ce que ce petit groupuscule n’a visiblement pas saisi, c’est qu’il n’est rien d’autre que l’ennemi qu’attendait l’Occident pour remplacer la peur musulmane qui commençait à sentir le réchauffé. Un ennemi non plus dématérialisé dans le réel, existant, mais caché, mais un ennemi qui peut s’introduire en vous, dans votre maison, dans votre identité, sans même que vous le sachiez. Et la seule bombe qui fasse plus mal à l’opinion publique qu’une paire de grenades autour d’un pauvre con attendant ses vierges, c’est la bombe de l’intimité, le viol de l’individu tant sacralisé aujourd’hui. Bref, entre les Wikipédiens, les nouveaux hippies du siècle débutant, et les guérilléros du clavier, aussi anonymes qu’acéphales, l’Internet prend une tournure moribonde.

C’est en effet là que commence mon second point, où l’on prend conscience que l’Internet n’est en fait que l’Empire du moins, ou encore, l’ancienne place du marché du village. Qu’est-ce que l’Internet : nous l’avons vu, ce n’est pas un lieu où les experts échangent des informations certifiées par des années de recherches qui ont débuté (un peu avant, un peu après) avec l’obtention d’un diplôme (et bien que je ne pense pas que l’intelligence se valide et s’expertise en diplômes, je reste tout de même convaincu que la recherche nécessite du temps dépensé devant une montagne de livres, de réflexions personnelles et de confrontations avec d’autres experts [certifiés pour le coup]), souvent soulignées d’une reconnaissance mondiale, ou tout du moins d’une reconnaissance respectable dans le milieu étudié ; ce n’est pas non plus un lieu où l’on dépense du temps, encore, à réfléchir à la multiplicité des strates liées aux actions entreprises et à entreprendre, ni apparemment un lieu où l’on respecte sa propre ignorance (il est remarquable de constater que sur l’Internet, celui qui n’est pas de votre avis, et qui apparait comme n’ayant aucune capacité pour avoir ou pour développer sa propre opinion, n’est pas capable de se taire et d’apprendre : en effet, l’Internet a tué la supériorité intellectuelle, elle a fait les internautes égaux devant l’ignorance, et la médiocrité). L’Internet est donc le lieu où, si l’on écarte les quelques rares bons sites (par « bons » j’entends qui ne prétend pas être ce qu’ils ne sont pas), un ramassis de stupidités, d’arrogances de bas niveau, et de petites éjaculations personnelles produisent ce fameux contenu qu’on dit être le futur de l’Homme. Ce que l’Internet est, c’est la puissante image du monde dans lequel on vit : un monde où tout doit être fait rapidement, où l’on doit constamment jouir de tout, sans jamais prendre la responsabilité de nos actes, où l’autre doit être aidé, mais uniquement par l’autre, où toutes les libertés doivent être prises, même s’il faut détruire la Liberté, où l’intelligence, où la philosophie, où la puissance intellectuelle ne sont plus qu’une bizarrerie que les internautes maîtres des lieux repoussent avec force, comme les dirigeants du monde physique le font également. Si l’Internet est l’Empire du moins, ce n’est pas parce que le plus n’est pas enviable, mais parce qu’il est plus difficile d’emprunter la voie de la sagesse que de tenter de tirer tout le monde vers le bas pour se sentir moins seul. Si l’Internet ne vaut aujourd’hui pas plus que l’entité contre lequel il se bat, c’est parce qu’il a enfin réussi à devenir la chasse gardée de la débilité. En voulant se différencier, il a oublié qu’en s’opposant en tout point, on finit par devenir la même face d’une seule et unique pièce.

L’Empire du moins, l’Internet l’est, l’Empire du Bien, la société occidentale contemporaine l’est. Ce qui, dans le passé, semblait être la nouvelle illumination s’est en fait avéré être une voie à sens unique, dans le moins dangereux des cas. Il n’y a pas, il n’y a plus d’intellectuels sur la Toile, il n’y a que la vox populi de la médiocrité, de la médiocrité creusant toujours plus profondément vers l’égalité du plus grand nombre, l’imbécile pour étalon. Si, durant toute l’Histoire humaine, il n’y a eu que les philosophes pour changer le monde, ce n’est pas parce qu’un complot international existait à l’encontre des gens qui ne l’étaient pas, mais bien parce la masse n’est pas capable de penser par et pour elle-même. En fourvoyant la connaissance, en tétanisant la foule par un ersatz de révolution, les internautes ne produisent que l’impeccable inversion des résultats escomptés par leurs bonnes intentions initiales. Ce faisant, c’est l’intelligence qui meurt, et personne aujourd’hui ne s’en inquiète, tout du moins pas suffisamment fort pour que je puisse le lire ou l’entendre. Et tout ce que je dis là, Zhuangzi l’a dit 2411 ans avant moi : argument d’autorité ou dernier cadeau pour votre émancipation, à vous de juger.

Russell Dante Holyshit, blog "D’or et navrant", 08/09/2011

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Quand Wikipédia se cache derrière de fausses excuses…

Nous sommes heureux de présenter le témoignage original du contributeur de Wikipédia Carter79, que nous remercions vivement pour sa confiance. Ce cas rappelle fortement la fiction imaginée par ALTSHIFT en 2010 : "Licences libres… un cas de conscience !".


Quand Wikipédia se cache derrière de fausses excuses…

Wikipédia attire toujours les internautes en manque d’informations et qui usent de la facilité pour répondre à leurs besoins. Ancien étudiant en master web-éditorial, j’ai fait partie de ces utilisateurs qui profitaient du travail de la communauté présente sur le wiki, et j’avoue avoir été sensible à cela durant quelques années, avant de subir les foudres du projet autoritaire qu’est Wikipédia. En effet, si le site donne le sentiment de liberté et d’ouverture au monde, sa gestion interne n’est pas aussi rose que cela.

Tout d’abord, il convient de mentionner la licence Creative Commons utilisée par Wikimédia (la société mère) qui nous permet de rédiger librement et de poster des photos sur le wiki. Seulement, la transparence n’est pas de mise à propos de cette licence, et il faut parfois rencontrer des déceptions pour se rendre compte de la supercherie. En effet, la licence autorise la publication mais légalement, il suffit d’avoir accepté pour que les contenus et les photos associées appartiennent définitivement à la communauté, et donc à Wikipédia. Avec ce site, il n’existe donc pas de droit à l’erreur ou de réparation, sauf si les modérateurs le décident arbitrairement. Par exemple, si vous avez rédigé quelques articles dans le passé et que vous souhaitez désormais en faire un autre usage, vous ne pourrez pas les retirer de Wikipédia, même si vous êtes détenteurs des droits d’auteur et que personne n’est intervenu dans vos contenus.

Il m’est arrivé quelque chose de ce type. Ancien archéologue, j’avais publié des parties de mes études mot pour mot afin d’améliorer certaines fiches présentes sur l’encyclopédie. Cela partait d’un bon sentiment mais libre à moi de ne plus vouloir mes propres textes et plans apparaître sur ce support puisque j’en suis l’auteur. Sauf qu’il devient impossible de supprimer les contenus à cause de la licence Creative Commons puisqu’ils "appartiennent" à Wikipédia. Il est à noter que c’est le seul organisme au monde qui s’accorde des droits plus élevés que les droits des auteurs, un comble…

Après avoir discuté avec plusieurs modérateurs, il s’est avéré que j’étais le méchant contributeur qui voulait retirer des contenus contre les gentils modérateurs qui menaient un combat juste vers le savoir. Certes, je caricature mais nous en étions là, car il s’agit d’une vraie bataille pour réussir à obtenir gain de cause (enfin, si je l’avais obtenu…). En effet, Wikipédia rencontre le succès grâce aux internautes qui fournissent de l’information, mais à aucun moment un retour de bâton est possible car la hiérarchie des modérateurs fait d’eux des Dieux intouchables alors que les contributeurs n’ont pas leur mot à dire. Après tout, ne suis-je pas libre de retirer mes contenus recopiés mot pour mot ? Si ce n’est pas le cas, alors il me suffit de recopier des passages de livres entiers pour en devenir co-auteur ? Aucune logique et surtout aucun respect du droit d’auteur, avec toujours cette licence Creative Commons en bouclier pour faire face aux critiques (la solution de facilité…).

Etant aujourd’hui référenceur mais toujours passionné par l’archéologie, je souhaiterais réaliser un site web autour de mes anciennes recherches car mes envies ont évolué et je ne vois pas Wikipédia comme le messie. Etant donné que les modérateurs ne veulent pas me laisser récupérer mes contenus, je me retrouve à devoir me plagier moi-même et donc à générer des contenus dupliqués qui ne seraient bénéfiques ni à Wikipédia, ni à mon nouveau site dans ce cas. Le comble serait de devoir me paraphraser pour protéger ces « voleurs » de contenus. Les modérateurs devraient comprendre que leur dictature ne va pas durer éternellement et que les auteurs sont les premiers acteurs de la réussite. Nous sommes des humains et nos envies peuvent évoluer, nous sommes donc tout à fait libres de reprendre ce qui nous appartient.

En réalité, les modérateurs m’ont expliqué que je ne pouvais pas reprendre mes contenus d’une part car ils appartenaient à Wikipédia (là-dessus c’est faux puisque j’ai des documents publiés plus anciens avec les textes identiques, donc Wikipédia fait du plagiat si je n’autorise plus la publication libre de mes écrits ?), et d’autre part car il suffisait d’une action d’un autre membre pour que cela passe sous le sceau de la licence Creative Commons. En d’autres termes, il vous suffit de rajouter une virgule dans chaque contribution de chaque fiche de l’encyclopédie pour bloquer les contenus éternellement et pour se vanter d’être un co-auteur actif, il ne faut donc pas grand-chose pour mettre en branle tout le système de Wikipédia.

En définitive, je ne contribuerai plus jamais sur l’encyclopédie et je prendrai désormais le parti de mes anciens professeurs de master web qui nous mettaient déjà en garde contre cette dictature de l’information. Je l’ai appris à mes dépens mais je ne me ferai pas avoir à l’avenir, je suis juste triste de constater qu’un concept innovant a pu se transformer en une plate-forme de "voleurs" et de profiteurs qui ne se remet pas en cause.

N.B. : pour l’anecdote, j’ai une photo de moi qui a été affichée sur Wikipédia, je ne peux même pas la retirer au nom du droit à l’image, c’est dire à quel point rien ne doit être déposé sur l’encyclopédie si vous n’êtes pas certains à 100% de vouloir le faire sans regret.

Carter79, inédit, 21/05/2013

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Faites donc un don à Wikipédia Francophone !

Voici une analyse d’ALTSHIT publié sur wikibuster.org fin 2010, à noter qu’il avait déjà parfaitement identifié et signalé à cette époque que les dons faits à Wikipédia sont détournés par Wikimedia France, une association censée être totalement indépendante de Wikimedia Inc., le propriétaire de Wikipédia. Pour la suite de l’article on ne peut qu’être admiratif devant la pertinence de l’analyse !


Faites donc un don ! Comme le dit la publicité, grâce aux déductions fiscales, quand vous donnez 100 euros, vous pouvez déduire 66,66 euros de vos impôts. Alors vous attendez quoi ? Donnez donc à Wikipédia Francophone, c’est de l’humanisme pour payer moins d’impôts ! Donnez même 300 € tant qu’à faire, comme ça vous changerez peut-être de tranche, et il ne vous en coûtera que 100 euros ! LA déduction d’impôts est d’ailleurs le principal sinon le meilleur argument que toutes les associations de "bienfaisance" mettent en avant.

Mais alors ? Mais alors, que fait wikipédia de vos dons ? AHHHHH noooon, y’a erreur, ce n’est pas à WIKIPÉDIA que vous donnez, mais à WIKIMEDIA France ! (association à but non lucratif régie par la loi du 1er juillet 1901). A croire que ça joue sur une certaine ambiguité… peut-être même une confusion volontaire… mais faut pas voir le mal partout.

Wikimedia France, ah oui ?

AH OUI ! Mais WIKIMEDIA n’a AUCUNE responsabilité éditoriale sur WIKIPÉDIA ! Elle ne fait que l’héberger… ! (et les moutons le croient ? )… et ça, l’hébergement, ça coûte cheeeeer !

AH mais oui ! Mais NON, Wikimedia France n’héberge rien du tout ! C’est bien la Wikimedia Foundation qui héberge TOUTES les versions de wikipédia dans des machines en FLORIDE…

En Floride ? Tiens donc…

Ben oui, c’est pourquoi dans wikipédia francophone, rien n’est "hors la loi" puisque seule la loi de Floride est opposable… Vous connaissez bien les lois de Floride quand même non ?

Mais alors, que fait donc Wikimedia France de vos bons dons ? (7000 dons en 2009 pour un total de 236.000 € pour la dernière "levée" -c’est la dîme ou l’impôt pirate ? "Assemblée Générale Wikimedia 2010").

Ben voilà, déjà l’association est supposée en rétroverser la moitié à la WIKIMEDIA FOUNDATION (fondation de bienfaisance)… maison mère aux USA, c’est bien normal, c’est elle qui "héberge" wikipédia, c’est que ça coûte de l’argent, sans compter les 50 salariés permanents aux Etats-Unis.

Ah ! Mais mince, ça commence à poser un problème ! On ignore si c’est bien légal ça, de la part d’une association de droit français, de reverser la moitié des dons reçus dans un but précis, à une fondation caritative de droit Floridien (ou Californien, c’est pas très clair): "236.000 € ont été reçus en dons entre novembre et décembre : le don moyen a baissé, mais les donateurs sont quatre fois plus nombreux. 90% des dons sont venus du site que la fondation a mis en place pour la levée. 50% de l’argent levé dans cette campagne doit être soit reversé directement à WMF (dans la mesure de la légalité de ce versement, question à l’étude), soit utilisé pour des projets communs. De ces 50% sont entièrement déduits les frais financiers et les frais de gestion des dons."… pas bien légal, d’autant que 66% de ces 50% (soit quelque 78.000 €) sont de manière directe soustraits à l’impôt en France.

C’est un projet mondial, humaniste, grandiose ! Il faut faire fi des vieilles idées d’Etats, se dégager des législations régionales… internet doit échapper aux règles habituelles auxquelles sont soumis les individus !

A quoi bon alors se protéger derrière la loi de Floride ? Sur wikipédia, seule la loi du plus fort règne, alors pourquoi pas dans le monde entier ? AH, c’est déjà comme ça dans le monde entier ? Zut alors, ça alors, c’est de l’humanisme de bienfaisance !

Mais alors, que ferait Wikimedia France des 50% des cotisations perçues que la wikimédia fondation Floride a consenti à lui laisser ? Hé rien : elle finance ses activités de Lobbyisme auprès des institutions publiques, afin que celles-ci leur confient la numérisation, qui de ses ouvrages littéraires du domaine public, qui de ses œuvres d’art afin de les stocker sur "wikicommons" et d’alimenter les pages de wikipédia; elle finance les interventions publiques de ses responsables auprès de l’éducation nationale pour persuader l’institution de l’intérêt de la gratuité des savoirs et des qualités "pédagogique" des projets qu’elle "soutient", et particulièrement "wikipédia"; elle finance l’organisation de colloques de "communication" destinés à persuader l’auditoire que les droits d’auteurs sont un archaïsme et constituent un frein à la diffusion "équitable" et libre des savoirs… etc.

Wikimedia Fondation, Wikimedia France et toutes les wikipédia dans lesquelles elles n’ont aucune responsabilité éditoriale (sinon chercher à leur fournir le plus grand nombre de documents libres de droits possibles) n’ont pour but que de développer la quantité d’informations stockées et mises en ligne, multiplier le nombre de pages vues, multiplier l’activité numérique, en ne se souciant en rien du contenu réel ni de la qualité du contenu dont la responsabilité est laissée à l’inculture, à l’incompétence et à l’arbitraire de quelques administrateurs de wikipédia, GARANTS du respect du principe fondateur de "NEUTRALITÉ DE POINT DE VUE".Ce principe de "neutralité", directement tiré de concepts scientifiques et du vocabulaire anglo-saxon a évidemment pour seule fonction de donner de la crédibilité à Wikipédia mais ne représente aucune réalité, si bien que chacun peut l’adapter à ses besoins, d’autant que les deux fondateurs supposés de wikipédia sont en désaccord sur le sens du terme.

Le fonctionnement de Wikimédia, calqué sur le modèle de développement et de croissance de toutes les entreprises capitalistes semble n’avoir pour buts que de stocker des données et amasser de l’argent dans le but d’en stocker toujours plus, d’accroître son activité, de multiplier les pages… Ce modèle même de fonctionnement nie de manière fondamentale, toute crédibilité à cette intention affichée de neutralité : Wikimédia s’impose d’emblée comme diffuseur de l’idéologie ultra-libérale qui est sa raison d’être et son crédo.

Mais non, au contraire, wikimédia (fondation caritative et de bienfaisance) ne fait ni argent ni commerce, mais œuvre de manière totalement désintéressée à la diffusion DES CONNAISSANCES UNIVERSELLES !

Ouaip, c’est ça de fonctionner sur des schémas archaïques, on se rend compte que la présentation comme NEUTRES et HUMANISTES de la diffusion des connaissances a pour but principal, à travers ce support qu’est la connaissance, d’imposer l’idéologie capitaliste comme la seule valide.

Les seules concepts de "caritatif", de "bienfaisance" indiquent clairement une idée de paternalisme façon XIX° siècle… laissant imaginer des escouades de dames patronnesses envahissant internet dans le but d’amener le savoir et la civilisation dans les taudis les plus sordides… braves humanistes, ou dans les peuplades les plus primitives des ghettos urbains. On ne peut rien dire, on a le droit de se taire et de respecter cet altruisme, ce don de soi, cette attitude désintéressée ??? Des mères Térésa du savoir, pas du tout poussés par leur foi…

Il ne manquerait plus que ça qu’on se taise devant tant de duplicité !

Certains musées de France, certaines bibliothèques, même si elles le souhaitent, n’ont pas les moyens financiers de numériser leurs ouvrages, de les mettre en ligne et d’entretenir d’éventuels serveurs… certaines institutions publiques ont même du mal à survivre… Alors wikimédia leur propose ses services… ça n’a que des avantages : rendre visibles les institutions publiques par la diffusion des documents qu’elles renferment; la gratuité, puisque le travail est effectué par des bénévoles et les frais matériels sont pris en charge par la fondation. (les bénévoles font évidemment une concurrence déloyale aux professionnels de la numérisation, mais tant pis, si ça les gène, ils n’ont qu’à porter plainte hein). Une fois le mouvement engagé, il n’y a plus aucune chance pour qu’une institution quelle qu’elle soit obtiennent des pouvoirs publics les moyens de financer ce genre d’opérations, une volonté politique de liquidation des services publics conduisant bien évidemment à la limitation des crédits et à la mise en concurrence des musées entre-eux, des bibliothèques entre-elles, des laboratoires de recherche scientifiques entre-eux, des établissements scolaires entre-eux.

Pourtant, les actions de Wikimedia France, et le développement de wikipédia francophone sont directement financées par l’argent public, ou plutôt par les 66% du montant des dons qui sont soustraits au trésor public et de ce fait ne peuvent participer à financer les éventuelles ambitions de la collectivité de diffuser les connaissances.

D’autre part, les plus généreux donateurs, comme à l’église, sont de grosses sociétés multinationales (ou leurs fondations de bienfaisance) telles que, hewlett-packard, général motors, ford, gros fabricants de chômage, ou sociétés internet telles que google ou bing…. SI on peut difficilement mettre en cause l’absence totale d’humanisme de ces sociétés capitalistes dans leurs méthodes de production de bénéfices (bénéfices qui permettent de financer d’autres fondations), on peut mettre en perspective la nature ultra-libérale de ces entreprises, la nature éminemment paternaliste de la "bienfaisance" et le sens dans lequel Wikimedia France fait travailler les dons et les "bénévoles" : tout cela fonctionne dans la même logique ultra-libérale de diminution des impôts, de liquidation des services publics, ou de privatisation des musées et des établissements scolaires.

Il apparaît donc que vos dons, que tous les dons, même en nature, à wikimédia ne servent en rien à la diffusion équitable, démocratique des savoirs, mais bien à amplifier les différences de capacité d’accès à ces savoirs selon qu’on serait pauvre ou riche.

Alors vous qui êtes Humanistes, vous qui êtes conscients de la nécessaire égalité de tous dans l’accès aux connaissances universelles, vous qui êtes attachés aux valeurs collectives : cette année faites vos dons AU TRÉSOR PUBLIC (100% dégrevés d’impôts). Cette année, réclamez des augmentations d’impôts, réclamez la liquidation des niches fiscales, réclamez la suppression des dégrevements pour DON à des organisations de bienfaisance.

ALTSHIFT, wikibuster.org, 09/11/2010

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Wikipédia : "libertaire" mais pas trop !

Voici une discussion (Le Bistro de Wikipédia, le 10 avril dernier) qui n’a pas manqué d’attirer notre attention, nous qui nous définissions sur ce blog comme libertaires anti-commonistes. On y voit Jean-Jacques Georges, le wikipédien qui se demandait le plus sérieusement du monde "si on peut haïr un autre contributeur sur Wikipédia", affirmer son contrôle sur la vision politique dispensée au bon peuple des internautes. Il accuse un autre contributeur, Noelbabar, de chercher à remplacer systématiquement le terme "anarchiste" (terme péjoratif ?) par "libertaire" (terme positif ?). On aurait presque pu lui accorder la bonne foi si on n’avait pas lu sur sa page personnelle de Wikipédia : "J’exècre l’Anarchie. Non à l’Anarchie comme à l’Anarchisme. Anarchie = loi du plus fort. Même dans le village des Schtroumpfs, ça ne fonctionnerait pas : ils ont bien le Schtroumpf grognon". Et c’est ce matamore qui fait office d’expert en politique sur Wikipédia ? Ouch !

Anarchie
Entre anarchiste et libertaire, mon cœur balance.


Libertaire mais pas trop.

Jean-Jacques Georges : "WightMatch le faisait remarquer sur le bistro du 4 avril, mais à la lumière de ce que j’ai déjà pu voir, il me semble nécessaire de remettre le couvert : Noelbabar me semble montrer une tendance assez regrettable à imposer ses idées, ou du moins ses choix de vocabulaire dans les articles, y compris quand ceux-ci ne font pas l’unanimité. Wightmatch s’interrogeait ainsi sur le fait que Noelbabar vire systématiquement l’adjectif "anarchiste" pour le remplacer par "libertaire", mot qu’il juge plus positif. Certes, "libertaire" est un synonyme fréquent d’"anarchiste", mais la signification en est à la fois plus vaste – ce que Noelbabar lui-même reconnaît, puisqu’il semble, pour lui, amalgamer à peu près tout ce qui est "contestataire" – et plus flou (un libertaire est un partisan de la liberté totale ; on dit bien que les échangistes sont "libertaires"…) La dernière action en date de Noelbabar est de virer systématiquement catégorie:Concept anarchiste – apparemment sans aucune concertation : je n’en ai trouvé aucune trace sur Projet:Anarchisme/Bistro ; il aurait fallu de toute manière en parler aussi sur d’autres projets, comme le projet politique, ou sur le bistro – pour la remplacer par une nouvelle cat de son cru, "concept libertaire". Personnellement, je suis vivement opposé à ce remplacement, qui me semble viser à supprimer en douce et sans débat "concept anarchiste", intitulé à la fois plus clair et plus précis. Mutuellisme, prise au tas, etc., sont peut-être des concepts "libertaires" pris dans le sens anarchiste du mot, mais ce sont aussi et surtout des concepts anarchistes, créés par des penseurs anarchistes, reconnus comme tels par les historiens et politologues : il est donc tout à fait naturel que le mot anarchiste soit utilisé pour les classer. Ce serait bien d’éviter à l’avenir ce genre de pratique et d’en passer par un minimum de concertation."

Le Bistro, 10/04/2013

Après quelques amabilités wikipédiennes, voici un quasi aveu de MathsPoetry qui parle sans complexe de "révisionisme" (sic), on se demanderait presque si celui-ci n’exècre pas davantage l’anarchisme que le nazisme ! En tout cas la "neutralité de point de vue" est un concept bien lointain pour ces wikipédiens bien décidés à faire passer un "message".

MathsPoetry : "Ce serait bien qu’il y ait un peu plus de soutien à JJG dans cette affaire. D’expérience, quand quelqu’un tient dur comme fer à imposer son point de vue sans concertation sur Wikipédia, c’est un combat exténuant de l’empêcher de tout passer à la moulinette de son révisionnisme. Qu’elle concerne des catholiques qui tiennent absolument à faire passer des papes pour des "saints", ou des anarchistes qui veulent se faire passer pour des "libertaires", ou des conservateurs qui veulent se faire passer pour des "libéraux", la guerre des mots est toujours là et ceux qui essayent de faire rempart aux manipulations méritent notre respect et notre soutien."

On peut faire confiance à un pseudo "Diderot" pour décrypter la confrontation :

Diderot1 : "Tout ceci serait un peu plus crédible si JJG n’était pas lui même un praticien régulier des travers qu’il dénonce. Et j’ai du mal à voir dans cette affaire davantage qu’une aversion idéologique réciproque dans laquelle il est raisonnable de ne pas s’impliquer."

On se livrerait donc à une guéguerre de vocabulaire sur Wikipédia dans le but de manipuler le contenu des articles, quelle surprise mais voilà que notre égorgeur JJG n’aurait pas les mains propres d’après chansonnette !

chansonnette : "Demande très amusante de la part d’un contributeur qui, avec l’aide de ses copains partageant son idéologie, a imposé avec zèle sur l’encyclopédie la confusion entre "stalinisme" et "communisme", y compris quand les historiens écrivaient "stalinisme"…".

S’ensuivent quelques règlements de compte entre JJG et chansonnette, qui partage nos doutes sur le clownesque politologue wikipédien :

chansonnette : "Bof, une évaluation négative par Jean-Jacques Georges, expert en histoire politique contemporaine sur wikipédia n’est-ce-pas Mort de rire. J’y connais que dalle, juste assez pour savoir que Marcel Mauss a écrit sur le bolchevisme (et pas sur le communisme) qu’il compare avec le fascisme (et pas le nazisme), et qu’écrire comme font vos potes que "dans les années 1930 que Marcel Mauss va rapprocher communisme et fascisme (strictement dans ce sens) dans ses écrits sur le Bolchévisme", c’est une fantaisie pas amusante. J’y connais que dalle, mais je sais que le bouquin dirigé par Rousso traite de la comparaison entre nazisme et stalinisme, et qu’écrire "Sous la direction de l’historien Henry Rousso, comparaison est faite entre communisme et nazisme", c’est aussi une pitrerie. Je suis vraiment épatée de la façon dont le collectif dirigé de fait par Jean-Jacques Georges sélectionne ses sources exploitées (toujours les mêmes ouvrages, malgré des bibliographies trompeuses), et tordent les écrits, en attribuant aux historiens ce que pensent le collectif et non ce qu’ont écrit les historiens. Je me suis amusée à compter le nombre de fois où sont transformés dans les articles les "stalinisme" des historiens par des "communistes" encyclopédiques, c’est très parlant. Alors Jean-Jacques Georges pourra continuer à m’agresser, à écrire que je suis nulle et que je ne l’impressionne pas, les faits sont les faits, et ses écrits sur le communisme sont observables par des spécialistes plus qualifiés que moi, capables d’analyser les objectifs réels de ces articles (qui n’ont rien à voir avec un partage des connaissances existantes, et tout à voir avec de la promotion idéologique)."

Le contributeur Loreleil emboîte le pas de MathsPoetry avec un sympathique parallèle "Front National" / "Anarchisme". Il fallait oser, ils l’ont fait mais si j’avais eu la moindre envie de lire les articles de Wikipédia sur la politique, elle serait vite passée.

Loreleil : "Pour confirmer le propos de MathsPoetry : le front national refuse l’appellation d’extrème droite règulièrement sur wikipédia (lutte de longue date), et ont cherché à le faire remplacer (via des "sympathisants") par d’autres tels que populiste, souverainiste, nationaliste…"

Enfin un commentaire éclairant…

Xavxav : "Il est bon de se souvenir que le terme "anarchiste" qui, en sciences politiques, est censé être neutre (pas de jugement de valeur), est devenu dans le langage courant potentiellement péjoratif notamment en raison de l’usage de ce terme par les autorités policières."

Bon sang mais c’est bien sûr c’est ce que recherche le haineux JJG, cultiver le terme péjoratif  pour combattre l’idéologie qu’il exècre, et bien sûr le meilleur endroit pour le faire c’est le fantastique outil de propagande Wikipédia, en pratique seule source d’information pour des millions d’internautes.

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La secte de Wikipédia en pleine déprime ?

Wikipédia continue sa lente et insensible dérive autoritariste, on sent toutefois une sorte de ralentissement, une normalisation ennuyeuse de sa gestion dictatoriale, une presque déprime ? Il fut un temps jusqu’en 2009 au moins où certains admins mafieux de Wikipédia affectaient de considérer que contribuer sur Le Bistro n’avait aucun intérêt, en effet les gens qui s’y exprimaient n’étaient pas en train de "construire la grande d’œuvre humaniste", ce n’était pas non plus un lieu de pouvoir donc c’était une perte de temps. Depuis que nous observons le Bulletin des Administrateurs le même phénomène se produit, il ne s’y passe plus-grand chose de spectaculaire puisque les admins ayant décidé de mettre fin à leurs grotesques procès de contributeurs les discussions sont moins nombreuses et ils bloquent maintenant les gens sans concertation. L’IRC est verrouillé, aussi peut-on penser qu’ils y magouillent entre gens de bonne compagnie, il est aussi possible qu’ils ne prennent plus de risque du tout et qu’ils communiquent par email, comme recommandé dans "Comment devenir admin ?". Notre confrère Syndicat des Trolls a ressenti un certain marasme lui-aussi, il l’exprime à sa façon ci-après.


to be or not.

Hamlet

J’erre comme une âme en peine cherchant en vain un terrain de jeu. Point de R3R à l’horizon. Ai cherché des pistes sur les échos d’en bas, chou blanc. Requêtes aux administrateurs, ternes. En grève ? Préparation des examens ? J’ose plus me pointer dans le bar de wikibuster, mal fréquenté. La dernière fois, j’ai croisé au comptoir un mec qui fume du linux depuis l’enfance et qui mélange lsd et c++. Il nous a parlé du soleil en été et depuis le thermomètre passe pas la barre des 15 °C.

Melancholia vandalise l’article homophobie et fait le tour des articles biphobie, allosexe et compagnie. Pas l’air de connaître les références françaises sur les sujets, que des ref speaking english. Un de ces faux nez dégrade l’article homosexualité. HC enlève de sa page de discussion son ridicule plaidoyer suite à Pierre Plate, de la friture avec Rémi M ? Certains préparent les municipales, super sujet encyclopédique. Frémissement du bel Enzino sans plus.

Je joue avec google image : entrer Botero et mélancolia sans h dans le moteur, bingo : un portrait de il-elle dans son fauteuil orange.

"to be or not", Syndicat des Trolls, 15/05/2013

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Quand les wikipédiens dénoncent les clans de Wikipédia

Voici un échange de commentaires entre contributeurs de Wikipédia le 11 mai dernier, c’est sans équivoque sur l’existence et le poids des clans sur l’Encyclopédie prétendue libre. Les donateurs ont-ils conscience de ce qu’ils financent au nom de la philanthropie ?


Celette : "Je ne l’ai pas dit sur WP, mais si Hégésippe Cormier me lit, j’approuve totalement son attitude du jour dernier. Et quoi qu’on en dise, on ne pourra pour le coup pas me suspecter de quelconque accointance avec cet admin, que je respecte profondément, mais avec qui j’ai été souvent en désaccord. Peut-être aurait-il fallu aller chercher avant un peu plus d’avis et le blocage aurait été davantage légitime…

Quoi qu’il en soit, le quasi-trollage de Mogador fait vraiment peine à voir. Lui qui se drape dans les Principes Fondateurs pour faire avancer les pions de ses amis s’assied dessus, voir les fume quand ses intérêts sont en jeu. Mais personne n’est dupe. Viendra un jour où la goutte d’eau fera déborder le vase, où il mettra une nouvelle fois en cause un admin impartial, devenu l’espace d’un instant sa bête noire car il aura commis le crime de lèse-majesté de ne pas être d’accord avec lui, et on pourra lui dire bye bye, sans fleur ni pot de départ. C’est dommage, car quand il ne verse pas dans la terreur, Mogador peut être un bon contributeur ; mais il s’est engagé depuis plusieurs mois dans une croisade mettant en cause tout ce qui touche à son "clan" (avec en point d’orgue son humiliation sur la PdD de Philippe Pétain).

Mais en définitive, avec le marais que cette journée a constitué, je comprends que toutes les sanctions ait été levées ; il n’eut pas été possible de faire passer une semaine de vacances à Mogador sans braquer les membres de son clan. Mais le jour viendra, rapidement, où il commettra l’erreur fatale. Et là…"

SammyDay : "J’avoue qu’en dehors d’une complicité amicale entre Lebob et Mogador, je ne vois pas quels sont les autres membres du "clan" dont tu parles. Pour ma part, je suis rarement en accord avec la forme des interventions de Mogador, plus fréquemment avec celles de Lebob. Mais le fond de leurs interventions me convient bien souvent."

Cellette : "C’est bien ça le problème, le "clan" ne comporte que deux personnes. Mais plusieurs personnes s’y agrègent depuis quelques mois, après avoir subi des revers lors de PdD avec moi ou d’autres (je pense à Tibauty et Enzino notamment, ce dernier étant si courageux maintenant qu’il contribue sous IP). Il suffit de jeter un rapide coup d’oeil sur la PdD de Lebob pour s’en rendre compte… Les ennemis de mes ennemis sont mes amis. Mais cela les amène dommageablement à participer à des discussions où ils n’ont AUCUNE connaissance, ce qui conduit à des humiliations à terme, comme Mogador sur celle de Pétain."

La Meute : "Mais ma chère Celette ? C’est l’hôpital qui se fout de la charité ! Vous êtes à la tête d’une véritable meute (et pas de deux ou trois "amis") qui fonctionne en bande et arrive à valider des thèses rances ou fausses (et pas seulement sur di Rupo) si personne n’intervient pour vous rappeler que vous avez le droit d’être conservatrice mais pas celui de polluer les articles avec des considérations de type populiste."

Commentaires sur l’article "Wikipédia et les variations géométriques", 11/05/2013

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Lettre ouverte à la présidente de Wikimedia (par ALTSHIFT)

Voici une lettre ouverte à la présidente de Wikimedia, reproduite par ALTSHIFT en 2011 sur wikibuster.org. Cela me rappelle ma propre intention en 2009 d’alerter les responsables de Wikimedia sur les dérives mafieuses constatées sur Wikipédia, quelle naïveté en réalité car ces gens étaient parfaitement au courant de ce qui s’y passait puisqu’ils en étaient administrateurs eux-mêmes !


Message posté à serein / adrienne alix ce jour sur sa page wikipédia en français, en anglais… et expédié à plusieurs wikimédia du monde.

Bonjour,

Depuis ma première intervention en vue de l’amélioration d’un article sur wikipédia, je suis considéré comme vandale par certains administrateurs qui dès lors considèrent que le simple fait de leur parler sur leur page de discussion est un acte de vandalisme, au prétexte que j’emploierais un "faux-nez", alors même que je ne cache ni mon identité ni mes intentions bénévoles. De même toutes mes interventions en vue d’améliorer les articles, aussi pertinentes et sourcées soient-elles, sont immanquablement "revertées" pour vandalisme.

Comme je me suis inquiété de cette situation auprès auprès de l’association wikimédia-france, il m’a bien été confirmé que wikimédia n’a aucune responsabilité éditoriale dans wikipédia, comme c’est indiqué dans les informations générales. Or il semblerait que la personne de wikimedia qui m’a répondu soit administrateur sous le nom de Bapti, de même que vous même êtes à la fois présidente de wikimédia et administratrice de wikipédia, si bien que si wikimédia n’a aucune responsabilité quant au contenu et au fonctionnement de wikipédia, tous (?) les membres du bureau de wikimédia en ont une en tant qu’administrateurs.

Depuis environ un mois donc, que je tente d’intervenir régulièrement, j’ai dû ne serait-ce que pour demander aux administrateurs les raisons de ces blocages et des retraits arbitraires, créer successivement pas moins de 35 comptes, ce qui certes fait enfler les statistiques, mais est totalement contre-productif.

Il semblerait que, par principe, tout nouveau compte généré par une personne dont le compte a déjà été bloqué soit bloqué à nouveau parce que le blocage est une condamnation définitive et sans appel. Je tiens donc à vous (en tant qu’administratrice et en tant que présidente de wikimédia France) faire part de mon étonnement de voir des personnes censées défendre de manière caritative une cause humaniste, traiter à longueur de pages certains de leurs congénères de vandales, de trolls, de faux-nez, de boulets… en totale contravention avec les règles de savoir vivre que ces personnes entendent imposer.

Il apparaît donc que ces blocages de principe et ces insultes répétées, de même que l’insulte bien plus grande qui consiste à effacer des pages personnelles les propos de ces prétendus vandales qui sont souvent des personnes tout aussi civilisées les unes que les autres montrent comme une inversion de sens et présentent les administrateurs qui refusent de discuter ou justifier de leurs exactions comme étant les vrais vandales. En effet, si intervenir sur la page de discussion de LyricV par exemple ou de lomita dans le seul but de discuter est considéré comme un vandalisme (contrairement à ce qui est indiqué sur la page vandalisme comment dès lors dénommer les interventions de destruction des articles ? Censurer la parole de prétendus vandales et refuser la discussion est assurément un comportement de vandale qui n’est en rien digne de l’argumentaire avancé par wikipédia et wikimédia et ne peut que porter préjudice à vos projets. Même les organisations sociales qui ne s’embarrassent pas de civilités ont assez de jugeote pour admettre l’émergence d’un point de vue critique de manière interne, ce qui leur permet à la fois de mettre en leur valeur la faiblesse des arguments critiques et se montrer comme un minimum respectueuses des personnes.

Il serait donc bon que vous compreniez, ainsi que certains administrateurs, que les méthodes, concertées ou non, employées ici sont non seulement voisines de la barbarie, mais ne vous permettent en aucun cas d’espérer vous débarrasser par l’insulte et la censure de personnes comme moi, bien au contraire, chaque censure et chaque blocage est une motivation supplémentaire pour revenir vous l’expliquer et fournit , en plus de la piètre qualité générale des articles, des arguments supplémentaires à vos détracteurs. L’attitude de ces administrateurs face au moindre point de vue critique révèle, outre leur omnipotence, sinon leur manque profond de connaissance de la nature humaine, du moins leur peur panique de voir d’autres usagers tomber sur une critique réaliste : ils s’enferrent ainsi dans un processus d’auto-dénigrement par lequel ils ridiculisent et la fonction d’administrateur, et l’encyclopédie dans son ensemble.

Enfin, il me semble avoir compris que le site "wikibuster" qui a pour principale intérêt de dénoncer les agissements et l’arbitraire des balayeurs (quel mépris) de wikipédia ait été ces derniers jours la cible de hackers qui, à l’aide de robots détruisent régulièrement l’intégralité du contenu de wikibuster. Cet acte, pour autant qu’il est probablement le fruit de l’initiative individuelle et courageusement anonyme d’un administrateur de wikipédia, ne sera pas sans retombée sur l’image de cette encyclopédie, aussi, si je n’ai certes pas de conseil à vous donner dans la gestion des affaires locales dont vous n’êtes "en rien responsable", je me permets de vous proposer de confondre cet inconscient (dont je ne de doute pas qu’il se vante de ses forfaits) de le démettre de ses fonctions au sein de wikipédia, s’il en a, et éventuellement de communiquer localement ou globalement sur cette mise au pas de vos propres vandales, ce qui permettra à votre structure de se refaire un vernis d’honnêteté. Si toutefois il n’y a aucun espoir de vous voir ramener un fonctionnement raisonnable ou un comportement un peu civilisé au sein de cette structure, je vous enjoins instamment de faire disparaître des pages de wikipédia toute mention de mes divers pseudonymes, de mes IP et toutes mes interventions sous quelle que forme que ce soit des pages de l’encyclopédie dont vous n’êtes en rien responsable.

Cordialement,
ALTSHIFT

Vous voudrez bien vous charger de transmettre une copie pour information de ce courrier à vos amis, je me contenterai pour ma part de faire part de mon initiative à certains camarades.

PS : je me doute que vous ne daignerez pas retirer ce vous même ce message de votre page et confierez la sale besogne à vos nettoyeurs en chef, LGD ou Moyg, ou même qu’ils prendront les dispositions nécessaires pour éviter que ce message tombe sous yeux, si tel est le cas, soyez sûre, même si votre page est protégée, que je trouverai un moyen pour que vous en preniez connaissance.

Note : Ce message a été aussitôt retiré de la page de serein par LGD et son émetteur bloqué… quelle surprise. :-)

ALTSHIFT, wikibuster.org, 22/09/2011

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